Exposé aux yeux du public pour la première fois en février 2015 avec son clip « Ephémère », on a pu le retrouver sur « Planète Rap » aux côtés de Fababy en début d’année ou bien entouré du Panama Bende le mois dernier, après un freestyle « Booska Pas d’nouveaux amis » plus qu’excellent totalisant presque 88 000 vues sur Youtube et une apparition dans la compilation « Booska-Pefra Vol.2 » avec le titre « Prométhazine », le nom d’Haristone commence aujourd’hui à se dessiner sur de nombreuses bouches, si bien que sa voix mielleuse et son flow entraînant commence à animer les soirées des auditeurs les plus érudits.

Prônant un style décalé aux sonorités mêlant R’n’B et phases tranchantes, le rappeur s’est surtout fait remarquer à travers sa série de freestyles vidéos intitulée « Norman Bates » en référence au personnage de fiction créé en 1957 par Robert Bloch dans son roman « Psycho », interprété plus tard par Anthony Perkins dans le film d’Alfred Hitchcock du même nom. Un titre bien choisi par le rappeur, puisque le personnage de Bates aurait été directement inspiré du tueur en série américain Ed Gein, dont il n’a pas hésité à reprendre le mode opératoire dans son morceau « Dexter », second épisode de la série.

« J’vais les pendre, tout leur prendre / Leur sang me servira d’encre »

Mais à l’identique du protagoniste d’Hitchcock, Haristone n’a pas qu’une facette, et c’est un personnage à la fois sombre et antipathique autant qu’attirant et vulnérable que l’on découvre tout au long des « Norman Bates », si bien que l’on ne peut que lui souhaiter la même réussite qu’Anthony Perkins, qui vit décoller sa carrière suite à son rôle dans la peau de Norman, et c’est à priori bien parti, puisque la série (toujours en cours) totalise actuellement plus de 470 000 vues pour 6 épisodes.