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Top 5 : Quand les rappeurs s’inspirent de Paris

Quand la capitale est mise à l'honneur

Ô Paris, chère capitale que j’aime tant. Si seulement j’étais le seul à t’aimer, je pourrais mourir seul, dans tes bras, noyé par les histoires de tes rues, l’amertume de ton air, la noirceur de ta Seine et l’insouciance de tes habitants. Revêche comme accueillante, d’un sombre angoissant comme d’une clarté angélique, Paris, tu es plus qu’une ville. Ta personnalité transmet une véritable source d’inspiration pour tous. L’influence que tu as pu apporter à tes artistes, est bien réelle.  Les rappeurs venant de tes arrondissements ou mêmes de tes alentours, savent parler de toi, chacun à leur manière.

1) Rohff – Paris

En 2008, Amara Diané, Marcos Ceàra, Marcello Gallardo, Pauleta ou autre Bernard Mendy, se battaient à chaque match de Ligue 1 au sein du club de la capitale, pour finir 16ème du classement, avec 43 points au terme de la saison. En cette même année, Housni Mkouboi alias Rohff, sortait l’album devenu classique « Le code de l’horreur », L’artiste aimait Paris et le PSG et ne se cachait pas pour le dévoiler aux yeux du monde. Habitant de Vitry-sur-Seine, dans le 9-4, le comorien a écrit un véritable hymne devenu maintenant incontournable au sein de la culture hip-hop parisienne. Le rappeur avait lancé le morceau au Zénith de Paris le 6 octobre 2009. Résultat ? Plus de 6000 personnes entonnaient haut et fort le morceau en hommage à la capitale française (extrait du concert disponible ici). Ici c’est ?

« Du banditisme au rap tu peux pas tester Paris ! »

2) Oxmo Puccino – Pam Pa Nam

« Opéra Puccino », « Cactus de Sibérie ».. Les œuvres de Monsieur Oxmo Puccino sont multiples. L’une d’entre elles se nommait « Un roi sans carrosse », un extrait de cet album s’intitulait « Pam Pa Nam », et rendait hommage à Paris avec finesse et poésie. La rythmique entraînante du morceau, le rend très mélodieux. L’excellent lyriciste qu’est l’artiste, décrit la capitale dans sa grandeur, dans sa démesure et de l’emprise qu’elle peut avoir sur ses habitants. Oxmo est né au Mali, mais a tout de même grandi dans le 19ème arrondissement de  Paris. Son morceau rassemble toutes les ethnies, toutes les religions et toutes les catégories sociaux-culturelles. Et c’est ça,  qui fait la beauté de Paris.

 « C’est à cause des gratte-ciels, que le nuage éternue. Alors l’orage gronde, et la foudre précède. »

 

3) Swift Guad – Paris, mon amour

Une visite de la capitale vous tente ? Et pourquoi ne pas prendre le métro ? Cela suffirait amplement si le rappeur de Montreuil, Swift Guad, vous accompagnait dans votre périple. Un voyage souterrain pas comme les autres vous fera vibrer, et découvrir les moindres endroits de la plus belle ville du monde, en chanson et avec finesse de préférence. Dans le morceau « Paris, mon amour », l’artiste du 9-3, joue avec les rimes et les noms des stations de métro afin de nous raconter SON Paris. Le rendu est impressionnant. Le clip partagé par le montreuillois est totalement en harmonie avec le morceau. Une véritable réussite.

« C’est comme un grand contraste à Saint Germain, les plans sont jazz
. Sur les Invalides, Paris c’est pas une chanson d’Zaz »

4) Flynt – J’éclaire ma ville

Les artistes précédents admiraient Paris. C’est n’est pas le point de vue de tous. Certains nous offrent une vision plus mitigée de la ville lumière. Julien Vuidard, alias Flynt, est originaire du 18ème arrondissement. Il présente le regard qu’il a sur sa ville dans le morceau intitulé « J’éclaire ma ville », extrait de l’album portant le même nom, sortit en 2007. Le rappeur se livre d’une manière poignante à propos de la routine que la capitale lui inflige. Pour se sortir de ce cercle vicieux, Flynt écrit constamment. La seule solution pour lui est de rapper afin de pouvoir « éclairer sa ville », et enfin pouvoir apercevoir le contraste du sombre continuel que Paris lui propose au quotidien.

« Et ouais, on est pleins de voyageurs qui n’connaissent que le bleu, du RER B de la ligne 13 ou la ligne 2 »

 

5) Rockin’ Squat – Triste Paris

Pour d’autres artistes, Paris n’a rien de bon. Quand Rockin’ Squat parle de la capitale dans « Triste Paris », (extrait du projet « Confessions d’un enfant du siècle Vol.3« ), vous aurez beau chercher le moindre point positif qu’il pourrait déclarer à la plus grande ville de France, vos recherches aboutiront à néant. L’artiste décrit Paris comme étant une ville froide, « aigrie sans vibes et sans maille ». Les critiques fusent, les mots employés sont forts. C’est une véritable haine qui s’installe entre le rappeur et la ville. Heureusement, Rockin’ Squat arrive tout de même à mettre en valeur la culture Hip-Hop bien présente à Paris, et cite des MC incontournables qui ont su élever la ville vers le haut.

« Ça fait bien longtemps que Gainsbourg n’est plus là. 
Paris s’essouffle, c’est normal qu’on s’en aille »

 

Plusieurs autres morceaux auraient pu être cités dans ce « Top 5 ». « Parisien » des Sages Poètes de la Rue, « Paris sous les bombes » d’NTM,  « Paris Magik » de la Scred Connexion ou encore« Paname » de Triptik auraient largement eu leurs places dans ce classement. Paris reste et restera une ville ou l’inspiration sera toujours présente quoi qu’il se passe, et quoi que ses habitants pensent de celle-ci. Malgré les tragiques événements qui ont pu se dérouler au cœur de la capitale, Paris sera toujours illuminée par ses artistes talentueux.

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