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Chronique : Vald – Agartha

La méga-chronique de l'album de l'homme qu'on appelle Vald, par VRF

Attention.

 

Si vous pensiez prendre quelques minutes afin de lire une banale chronique élogieuse de votre album préféré de ce début d’année 2017 avant de retourner travailler, chômer ou étudier, vous n’êtes pas au bon endroit. Vous feriez mieux de fermer votre écran, vous servir un bon chocolat, vous installer confortablement dans votre rocking-chair et caresser tranquillement votre petite chatte, car oui, parfois, rester dans l’ignorance a ses bons côtés. Si vous décidez de continuer la lecture de cet article, vous serez seuls responsables des conséquences de cet acte. Ce ne sera pas faute de vous avoir prévenu.

 

Je me suis convaincu qu’il était de mon devoir, malgré les risques encourus, de dénoncer l’immonde chorégraphie qui se déroule, dans l’ombre, sous nos yeux à tous. Libre à vous de me croire sur parole ou bien d’effectuer, à votre tour, des recherches similaires à celles que j’ai pu entreprendre par le passé, auquel cas vous mettriez vous aussi votre vie, et votre santé mentale j’en ai bien peur, en jeu. J’ai choisi le format de chronique pour démanteler étape par étape cette affreuse machinerie, et faire éclater aux yeux de tous ce qui se trame dans les coulisses de notre univers. Format (plutôt) court oblige, ce qui va suivre n’est donc qu’un condensé de l’Histoire réelle, celle du monde tel qu’il est véritablement, et non tel qu’il a pu vous apparaitre jusqu’à présent.

 

Vald, Valentin, Sullyvan ; appelez-le comme il vous plaira, lui n’en a rien à foutre tant que vous l’appelez. Considéré comme un génie par certains, blâmé par d’autres, l’artiste aux multiples facettes joue de son image, habillant son univers comme l’on monte un spectacle de rue, il attire son public, le ravie, le dégoûte, le choque, l’intrigue, le fait rire et parfois réfléchir, mais ne lui laisse pas une seconde de répit. C’est là que réside toute la finesse de sa technique : tel un politicien manipulateur, il attire le regard des gens vers son théâtre de marionnettes, à l’intérieur duquel il s’approprie simultanément le rôle de chacun des acteurs, chaque facette de sa personnalité se voyant associée à un personnage de son oeuvre. Et c’est ni-une ni-deux, alors que les oreilles hasardeuses se rapprochent doucement, intriguées par cette étrange exhibition, que le piège se referme et, sans même pouvoir en prendre conscience, qu’on se retrouve pris dans son immense toile. Alors seulement le reptile dévoile son véritable visage, et l’on aperçoit que trop tard les écailles rugueuses se profiler derrière le visage angélique du blondinet. Plus aucun échappatoire, les liens sont tissés et vos émotions ne vous appartiennent plus, libre ensuite à lui de tirer sur les fils, décidant au bon vouloir de ceux « au-dessus » de l’effet que produira ses prochains morceaux (ou devrais-je dire « ondes sonores ») sur votre esprit. Il vous aveugle subtilement. Et vous aussi, le puriste, vous n’échappez pas à la règle. Vous pensiez le détester ? Erreur. Il a choisi que vous le détestiez.

 

Mais Valentin n’a pas toujours été comme ça : on se souvient encore de l’adolescent qu’il était il y a quelques années, naviguant au grès des flots sur sa péniche, se fondant dans la masse. Un jeune pas bien différent de la moyenne, un peu perdu, avec des doutes et des rêves, notamment celui de voir un jour dans une église sa gueule en aquarelle, comme il l’annonce dans « Journal Perso », et c’est près de 5 ans plus tard que son souhait se réalise (à peu près), puisque c’est sur un vitrail, à la place du Christ, qu’il est représenté sur la cover de son album, actuellement n°1 des ventes sur les plateformes de téléchargement légal. Mais comment en est-il arrivé là ? Pour le découvrir, il m’a simplement fallu remonter de quelques phases sur le même morceau pour entendre « Page 1, chapitre 1 / Putain de putain de verset 1 », la traduction du début de « Shoot Me Down » de Lil Wayne, dont l’appartenance à des groupuscules francs-maçonniques n’est plus à démontrée. Tout m’as paru alors comme très clair, avec ce morceau commençait la transformation, Valentin avait signé un pacte faustien. Je ne suis pas là pour disséquer avec vous la carrière entière du rappeur, et je ne reviendrais plus sur ses anciens morceaux, mais libre à vous de le faire, vous seriez surpris de voir à côté de quoi vous pourriez être passés.

 

Venons en alors à la partie qui nous intéresse : « Agartha ». J’ai tout d’abord cru que Vald avait pris le contrôle total, et que l’essence même de Valentin avait péri. Mais en cherchant plus profondément, en tendant un peu plus finement l’oreille, j’ai compris qu’il était toujours là, prisonnier à l’intérieur. Vald est en réalité un hybride d’un nouveau genre, constitué de deux entités : Sullyvan, sa partie corrompue, et Valentin, cet adolescent un peu trop irresponsable. Et ces deux opposés luttent avec acharnement et férocité pour obtenir le plein contrôle de cette enveloppe charnelle. Et c’est cette fusion elle-même, se rendant compte bien que trop tard de son erreur, qui m’a permis de comprendre l’envergure de la chose, au travers des messages dissimulés lors de courts moments de lucidité, sous l’influence de psychotropes, dans ses vidéos et ses morceaux.

 

Le premier se trouve d’abord sur la pochette même de l’album : le titre. En effet, si pour certains le nom d’Agartha n’évoque que peu de chose, on retrouve des écrits concernant l’existence de cet immense royaume souterrain à travers le monde entier. C’est en revêtant la tenue du messie qu’il a voulu nous prévenir : il s’annonce comme un sauveur, mais au dessus de sa tête trône la pyramide et l’oeil du reptile : il est épié, difficile pour lui donc de nous dévoiler le complot de vive-voix, tout se doit d’être fait dans la finesse. J’ai donc décortiqué pour vous chaque titre de l’album afin d’en saisir le message caché, et retranscrit cela sous la forme d’une chronique, qui m’a paru la plus discrète des méthodes pour partager les secrets délivrées. Accrochez-vous.

 

1/ Acacia : Le premier morceau de l’album est introduit par un sample de la bande-son originale du jeu d’horreur Silent Hill : Homecoming. Un couloir sombre qui débouche sur une entrée en matière efficace, Valentin annonce la couleur et dénonce les couleuvres ; « les colons tirent, le royaume s’étire / Le projet Haarp nous parle écologie, ils sont en avance sur la technologie ». Le rappeur réalise un tour de force et vient briser cette branche d’Acacia, symbole de la franc-maçonnerie, rompant par la même occasion le pacte conclu avec ses commanditaires. Il laisse également un message à Sully : « t’as osé troquer ton âme juste pour vendre des disques », ne cachant plus sa haine contre cette part de lui-même. Un morceau agressif donc, une entrée sans détour pour une mise en bouche réussie. Tout cela sans manquer d’interroger l’auditeur : « Pédale, si tu savais seulement qui contrôlait l’bizz », « Demande toi quel fils de putain gère la notice ». Histoire de ne plus pouvoir dire qu’on était pas prévenu.

 

2/ Mégadose : Le temps d’un morceau, Valentin s’affranchit totalement des chaînes qui le retiennent. Sous le couvert d’une critique de la surconsommation, il dénonce à haute-voix (à peine camouflé par un visuel « à thème ») le véritable complot dont nous sommes tous victimes : « Rien n’va changer, même si j’augmente la dose / Avant qu’explose la Terre, la stratégie j’expose ». S’annonçant comme le véritable messie, héros de l’humanité, il déclare vouloir nous délivrer : « faut qu’j’combatte le trône » en continuant de narguer Sullyvan à coup de « Contacte le boss ». Il n’hésite pas à dévoiler publiquement sa véritable identité : « Mutation amorcée / J’suis déjà à un stade avancé / Je ne suis qu’une créature » tout en continuant d’interroger le public : « Qui gère les coefficients ? / Qui prémédite les attentats d’hier ? ». Quelle rage, quelle violence.

 

 

3/  Si j’arrêtais : On assiste ici à une remise en question de la part de l’artiste. Est-ce que tout cela vaut le coup ? Vald se dissocie de l’être humain, quelque peu lassé par notre univers : « Sullyvan est grand, le monde est trop p’tit », il n’hésite pas à nous désigner comme seule cause de son détachement : « Plus j’côtoie l’Homme, plus j’l’aime de moins en moins ». Après avoir eu la possibilité de voir des vérités qui pour nous restent obscures, Vald ne se sent plus à sa place dans la société : « Intense étranglement quand j’reviens dans la Matrice ». C’est aussi dans ce troisième morceau qu’il fait pour la première fois allusion à Lezarman, cet énigmatique personnage auquel nous ne manquerons pas de nous intéresser dans quelques tracks.

 

4/ Je t’aime : Vald fait preuve d’une sincérité sans pareil pour un morceau d’une tendresse rarement égalée. Le rappeur nous parle de ses soutiens, ceux à qui il s’accroche par la pensée, qui lui permettent de ne pas sombrer, de garder une partie de son âme intacte ; son amour de jeunesse, une femme qu’il ne peut oublier, que personne ne peut lui faire oublier. Mais l’analyse du refrain est la partie la plus importante de l’opération, en effet Vald est clair : peu importe son état, il ne cessera d’aimer : « je t’aime à mort et à vie » dit-il, prêt à se sacrifier pour dénoncer le complot reptilien : « Vous donnerez mon corps à la science ». Il explique qu’ayant « croisé un ange en avance » (rappelons que le diable lui-même était un ange), il a laissé sa part d’humanité auprès de ceux qu’il aimait : « J’ai laissé mon coeur à ton chevet ». Le deuxième couplet s’adresse directement à son acolyte, son compagnon de toujours, AD. Il explique que lui seul peut comprendre sa situation, la partager, et qu’il n’a pas besoin de masque avec lui : « j’peux ôter l’déguisement qu’je revêts ». Voir son ami le plus intime vivre des choses telles que celles auxquelles Valentin est soumise ne doit pas être chose simple, mais celui-ci lui fait une promesse à la fin du couplet : « La vie d’ma mère que j’vais nous délivrer ». C’est très clair, assez d’être un pion, le rappeur souhaite bien s’émanciper.

 

5/ Totem : Une intro, un couplet unique, une outro. De la rage jusqu’au fond de la gorge. Un Sullyvan plus énervé qu’un berseker nordique, toujours plus lassé par l’ignorance de l’Homme. Il explique sans détour que tout est contrôlé, et tout est contrôlable : « Ton cul, ta chatte, ton esprit, bitch, on peut remplir les dix slots » et dénonce le comportement des êtres humains, qui font le choix de fermer les yeux : « Tu marches, mais t’es mort ». Il révèle même le comportement des puissants face aux civils : « l’Etat te ment, et l’département, c’est vla l’de-mon » (on peut à-peu-près clairement entendre « démon »), et face à ceux qui tenteraient de chercher des réponses : « Tu t’poses des questions, un suppo’ et c’est bon ».

 

6/ L.D.S : On retrouve un Sullyvan en pleine forme, prenant plaisir à cracher sur l’humain pendant près de 4 minutes. L.D.S pour lunettes de soleil, que Vald porte toujours, oeil reptilien oblige. L’artiste en profite pour s’expliquer au travers de ce morceau, sur les causes de son choix l’ayant mené à la transformation. En effet il dit être le « produit de son environnement », le 93, et c’est sans manquer de s’insulter lui-même qu’il balance : « Tu t’es soumis pour grailler, pov’ gougnafier », mais que faire d’autre lorsque l’on vient d’un milieu ne nous permettant pas d’accéder à nos objectifs ? Vendre son âme est la seule solution lorsqu’on est convaincu qu’on s’est « pas réincarné pour bouillave à Pattaya ».

 

7/ Ma meilleure amie : Une véritable ode à la drogue douce, Vald s’est épris d’une jeune pousse et n’hésite pas à déclarer ses sentiments publiquement. C’est aussi un message qu’il veut nous faire passer, c’est cette herbe magique qui lui permet de ne pas se laisse absorber par la Matrice qui nous est imposée : « Ma meilleure amie m’fait voir la vie autrement », elle est nécessaire à sa survie, à son bien être mental : « quand j’la vois plus, j’suis dans le flou ». Mais c’est une recette à double tranchant, en effet il met en garde : « Plus j’la vois, plus j’suis pris de tremblements » car « son parfum provoque des étranglements ». A consommer avec modération donc.

 

8/ Neo : Une nouvelle tentative d’évasion pour Vald, qui sort mélodieusement de la réalité qui lui était imposée. Usant de ses nouveaux pouvoirs, il guette dans l’ombre, restant sur ses gardes, à l’affût de la moindre erreur de la part des puissants : « j’ai l’regard aigu, j’attends patiemment l’heure de la bévue », car pour le moment il est bloqué ici, « sous l’emprise de la Méduse ».

 

9/ Lezarman : Nous y revoilà, le fameux Lezarman. D’après Vald, c’est lui qui serait à la tête du monde, nous contrôlant de par toutes les manières possibles : « C’est lui qui met l’fluor dans l’dentifrice ». Il est la cause des guerres et de la division des Hommes : « Des bombes H dans ses bagages / Lezarman a divisé nos langages ». Ce serait également « lui qui crée la Matrice / Lui qui gère les graphiques », celui qui nous formate en sommes, celui que l’on appelle Dieu. Vald prend ici le risque de s’attirer les foudres de ce « boss de la secte » pour nous prévenir, et je fais de même en écrivant ces lignes, que je pourrai payer de ma vie…

 

10/ Blanc (feat. Suik’on Blaz AD) : Vald invite ici son double AD pour un morceau d’une furie sans précédent, le duo en parfaite symbiose frappant main dans la main, blanc sur blanc. D’une manière qui leur ait propre, ils dénoncent le comportement des blancs face aux Hommes d’une autre couleur : « Je suis blanc comme celui qui tient l’fouet », plaidant coupable pour les crimes de leurs aïeux : « Blanc c’est blanc, l’Histoire est accablante » tout en s’en détachant et en critiquant ceux qui s’efforcent de « vouloir réparer les erreur de Papy et Mamy », se repentant pour des erreurs qu’ils n’ont pas eux-mêmes commis, dans le but de se donner une bonne image.

 

11/ Eurotrap : La trap de viking, la trap dissidente, qu’est-ce que l’Eurotrap de Vald ? C’est un relâchement total, un pétage de plomb de la part de l’artiste. La pression à son plus haut niveau a fait lâcher les gonds, le reptile a perdu son sang froid, il avoue même avoir « la patte qui colle à cause de Mya Nichole ». On en apprend tout de même plus sur sa condition : « Regarde-moi barboter, je suis dans l’aquarium », les reptiliens seraient donc amphibiens, Lezarman est partout, même dans vos bassins. Il prévient une nouvelle fois de l’existence d’Agartha, annonçant que « la planète accouche », mais c’est lassé qu’il termine ce morceau « Tu ne piges donc rien ? / Sans loyauté, y’aura pas d’royauté », trop humain pour Agartha, pas assez pour être heureux auprès des Hommes : « En fait, je m’emmerde, je crois qu’c’est ça, l’enfer ».

 

 

12/ Petite chatte : Un morceau difficile à cerner. Des paroles légères, une mélodie entrainante, mais qu’est-ce qui se dissimule sous cette « petite chatte » ? On pourrait croire que sous le discours envoûtant que Valentin adresse à l’animal se cache une analogie implicite, une métaphore entre le chat et la femme, mais quel interêt ? Non… Il y a plus que ça. Le ton surprotecteur de l’artiste dissimule quelque chose, et les « grosses voitures » ne sont surement pas conduites par des routiers lambdas. Mais qui Vald souhaite-il protéger ? Quelle est cette petite chatte ? Les trois yeux jaunes aux pupilles verticales nous épiants sur la pochette du single semble en dire beaucoup…

 

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13/ Vitrine (feat. Damso) : La collaboration tant attendue entre le rookie du 92i et le blondinet d’Aulnay. On connait leur amour commun pour les filles de joie, et l’on pouvait s’attendre à les voir choisir ce thème. Au travers de la représentation des femmes qui misent sur l’apparence afin de se vendre, ils critiquent la société, les gens, qui derrière leur vitrine, leur belle façade, ne sont pas grand chose : « Triste vie, derrière vitrine, triste vie ». Vald nous rappelle qu’il suffit parfois de très peu pour monter au sommet : « Sacrifice de bébé dans berceau alité / Peut faire de toi une personnalité », et ça, Sully en sait quelque chose. On regrettera peut-être un Damso trop explicite dans son couplet, mais très efficace au refrain.

 

14/ Strip : Dans la continuité du morceau précédent, on rejoint Vald dans un strip-club miteux pour un story-telling tourné façon « Elle me regarde« . Sullyvan prend clairement le dessus, vulgaire à souhait, pour ne retenir ni ses mots, ni ses coups de feu. Un excès de rage sans précédent très bien imagé. On ne demande qu’à voir le clip.

 

15/ Kid Cudi : Après avoir évacué toute cette colère, Vald se confie sur un morceau beaucoup plus lent. Il est torturé, déprime, mais reste fort, debout. C’est un message d’espoir qu’il véhicule, l’humain qu’il est, traversant toutes ces épreuves, subissant une vraie pression, n’en devient que plus dur : « Quelques points d’sutures cachés sous ma carapace ». Il confie même dire à son fils « de pas pleurer / Regarder l’sheitan oeuvrer, d’apprendre à manoeuvrer » pour ne pas reproduire les mêmes erreurs que lui. Encore une fois il nous prévient : « Venez pas dans nos loges », s’identifiant lui-même aux francs-maçons. Mais il explique que c’est une part de lui qu’il ne cautionne pas lorsqu’il agit comme Sully dans « Strip » : « J’me connais bien, j’suis pas un psychopathe / C’est eux qui vont tuer des gens pour ceux qu’ils idolâtrent ».

 

 

16/ Libellule : Un échange direct entre Sullyvan et Valentin. Ce dernier commence, critiquant son autre face, arrogante et hautaine, et affirme ne pas lui ressembler. C’est ensuite Sully qui fait son apparition, ridant sur sa libellule, critiquant le mode de vie de Valentin, ennuyant et répétitif, sans ambition. Le morceau se termine avec une phrase parmi les plus importante de l’album : « C’est ici-même l’Au-delà ». Oui, Vald l’affirme très clairement : le monde réel est sous nos pieds.

 

17/ Dernier verre : On arrive à l’outro de l’album, un son d’une douceur infinie, une belle manière pour Vald de faire ses adieux avant qu’il « retourne en enfer ». Il a fait son choix, partager avec nous cet album, un concentré d’informations précieuses, quitte à y perdre la vie. Il nous laisse, le coeur gros mais plein d’espoir, sur une phrase qui ne peut que nous rendre fier : « Bébé, tu sais que j’vais sauver l’monde ». Alors si toi aussi tu y croyais, si tu voyais toujours en lui cette infime part de lumière, tu peux être fier.

 

Un album riche en émotions, en messages cachés et en honnêteté. À notre image : Imparfait, cédant parfois à nos pulsions, à nos peurs, mais plein de valeurs et de détermination. Malgré tout ses mauvais penchants, l’Homme est bon, et c’est en repenti que Vald nous le prouve. Alors c’est maintenant à nous de faire en sorte que son sacrifice n’est pas été vain : unissons-nous et luttons ensemble contre les forces supérieures qui voudraient imposer leur domination sur le peuple, ne les laissons pas nous manipuler et nous priver de notre liberté ; ne les croyez pas. Diffusez l’information, partagez votre savoir, ce combat ne fait que commencer !

 

 

17/20

chabot.vianney@gmail.com

<p>Entre 13 Block et Paul Éluard, j’préfère Chopin au rap en vrai. J’porte des joggings depuis 3 piges, j’aime la poésie vocodée, les bouquins de Lovecraft, la musique d’ascenseur et les tournesols de Van Gogh. Je viens de Lille dans le Nord (rien à voir avec Lens ou le 62), amoureux depuis toujours de ma magnifique région des Flandres et de son patrimoine (principalement la bière), je prépare actuellement un BTS en informatique à Roubaix. Sinon je gère tout ce qui est underground avec Nohad, on roule en tandem comme la rue et l’vice, et je fais également de la musique.</p>

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